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Le portrait du mois de Février

Donnerstag 18 Februar 2021

Portrait de Marcel Bazin, Président du Comité scientifique du Parc naturel régional de la Montagne de Reims

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis Marcel Bazin, enseignant-chercheur en géographie et aménagement du territoire, retraité de l’université de Reims-Champagne-Ardenne. Je suis également Président du Comité scientifique du Parc naturel régional de la Montagne de Reims depuis 2009. Je suis originaire de Paris, je n’y ai pas vécu, mais j’y ai suivi des études en géographie et en langues orientales (turc et persan).
J’ai fait toute ma carrière dans l’enseignement et la recherche. J’ai également réalisé beaucoup de missions et déplacements au Moyen-Orient.  


Parlez-nous un peu de votre parcours!
Après un séjour d’étude d’un an au fin fond de la Turquie à Erzurum, j’ai mis la première fois les pieds en Champagne en tant que professeur au lycée de garçons de Troyes.En 1968, ma femme et moi sommes partis 2 ans en Iran, j’étais coopérant à Téhéran, j’y ai réalisé ma thèse de troisième cycle.
Suite à la naissance de ma fille aînée, nous sommes revenus en France pour nous y installer définitivement.
De 1970 à 1983, j’ai enseigné à la faculté de Nancy en géographie. D’ailleurs, le premier mémoire que j’ai encadré portait sur la création d’un Parc naturel régional en Lorraine. Déjà à cette époque, j’avais des prédispositions pour les structures Parcs ! Puis je suis arrivé à Reims, pour enseigner dans le département de géographie.
J’ai repris la direction de l’Institut d’Aménagement du Territoire, d’Environnement et d’Urbanisme de l’Université de Reims (IATEUR). J’ai conservé cette fonction durant les 26 ans de ma carrière rémoise.


Quels sont vos liens avec le Parc ?
En 1983, lorsque le Comité scientifique a été sollicité pour la première fois par le Parc, nous avions travaillé pour discuter d’un projet très précis. Il s’agissait de la conception d’un chef-lieu d’écomusée dans la partie supérieure de la Maison du Parc, encore vide à cette époque puisque le bâtiment venait d’être construit. Malheureusement, le projet n’a pas abouti pour des questions budgétaires.
Aujourd’hui, ce Conseil scientifique renouvelé en 2009 compte une douzaine de membres. Il se compose de naturalistes (géologue, géomorphologue, phytosocioloque etc.) et de spécialistes en sciences humaines (historien, géographe, juriste,...). Tout ce petit monde apporte son expertise au Parc dans des domaines bien différents!

Nous accompagnons aussi bien l’équipe dans l’étude que dans la réalisation de certains projets du Parc. Je pense notamment au sentier de découverte géologique de Mailly-Champagne, lié à l’ancienne carrière d’extraction. Nous avons mené sur plusieurs années des travaux d’études de terrain, d’identification d’espèces et d’aménagement mais aussi participé à la rédaction des panneaux d’information. C’était un gros engagement, mais nous sommes contents du résultat, le site est splendide et très bien préservé !

J’ai également travaillé avec Caroline Feneuil, l’architecte du Parc, sur l’observatoire photographique du territoire, avec Eva Poilvé, chargée de mission environnement, sur la Trame Verte et Bleue et plus récemment sur le Plan de Paysage avec Amélie Radureau, chargée de mission Urbanisme.

En plus de tous les projets portés par le Parc, j’ai eu deux autres bonnes raisons d’arpenter la Montagne de Reims. Faisant partie de la commission d’experts auprès de l’Inao pour la révision de l’AOC Champagne, j’ai parcouru les communes viticoles du Parc (63 sur 65). J’ai aussi suivi de très près le dossier de la candidature pour le patrimoine mondial de l’Unesco, dans lequel le Parc s’est beaucoup impliqué.  


Quel est votre endroit préféré en Montagne de Reims ?
L’enseignement est un métier d’Hommes ! Il n’est pas rare de retrouver lors d’une commission, d’une étude de terrain ou d’un Copil, des collègues de l’université et même d’anciens élèves. Selon moi, les lieux de la Montagne de Reims qui ont le plus de sens sont des lieux où je retrouve mes amis, des lieux de vie. J’aime tout particulièrement me perdre dans le dédale des rues d’Aÿ-Champagne, ou me promener entre village et vignes à Rilly-la-Montagne ou à Baslieux-sous-Chatillon. J’apprécie aussi d’observer le paysage depuis le point de vue de Mutigny. Mais, c’est finalement à la maison du Parc, à Pourcy, que nous trouvons le plus de gens avec qui nous avons des choses à faire. J’ai toujours beaucoup de plaisir à fréquenter ce bel endroit !